[CDP] Continuité pédagogique : des modalités d’évaluation adaptées à la situation de confinement

La période de confinement a un réel impact sur le bien-être étudiant. L’incertitude liée aux examens et à la continuité pédagogique s’ajoute à des conditions de confinement parfois difficiles (isolement, précarité, perte d’emploi, responsabilités familiales…) et renforce le stress des étudiants. Cela nécessite une réponse rapide de la part de l’université, et adaptée aux conditions de vie actuelles. 

Cette situation ne permet pas l’organisation des examens dans les conditions classiques. Notre principale préoccupation a été d’assurer au mieux la poursuite d’étude de tous. Pour cela nous avons nécessairement demandé une modification des règles habituelles d’examens.

InterAsso Grenoble Alpes, 1ère fédération représentative des étudiants du territoire avec 70% des voix aux élections universitaires, a proposé la mise en place d’une évaluation à distance uniquement, sous forme de rendus ou d’oraux, avec un délai suffisant permettant une adaptation aux situations des étudiants. Cette proposition a été adoptée lors de la commission formation du 14/04. Cela permettra le respect du calendrier universitaire pour ne pas empiéter sur la période d’été et pénaliser les étudiants en stages ou travaillant. Des QCM en lignes restent autorisés, mais nous serons vigilants à ce qu’aucun étudiants ne soit défavorisé ou impacté par cette mesure. Le bon déroulement de ces évaluations reposera sur la coopération des composantes, qui doivent choisir des modes d’évaluation en faveur des étudiants et non pour leur propre confort. 

Une vigilance particulière sera portée aux étudiants réquisitionnés et en fracture numérique, et des modalités d’examens alternatives seront mises en place pour qu’ils ne soient pas pénalisés. 

Les examens sont des repères pour les étudiants, et ont une dimension formative essentielle. Le format flexible du rendu permettra une adaptation aux situations des étudiants tout en conservant cette logique de formation.

La solution proposée par certains syndicats était de valider automatiquement l’année à 12. Cette proposition démagogique ne servirait en aucun cas l’intérêt des étudiants, favoriserait le décrochage scolaire et pénaliserait les étudiants pour leur poursuite d’étude. 

Nous souhaitons, enfin, saluer la mobilisation du CROUS Grenoble Alpes et de l’Université dans l’accompagnement des étudiants et dans la prise en compte de leurs avis.